
Il fallait y penser et c’est ce qu’a fait cet économiste bangladais en créant des banques pour les pauvres, gérées par les pauvres, propriété des pauvres. Ainsi, les plus démunis accédaient à des facilités liées à l’épargne.
C’est dans les années 70 que ce professeur d’économies pris conscience du fossé qui existe entre les élégantes théories abstraites économiques qu’il enseignait et ce qui passait dans la rue du Bangladesh, à savoir une terrible famine.
Se heurtant à la méfiance des banquiers qui n’accordent pas de confiance aux plus démunis car ils n’apportent aucune garantie financière, Mohammed commença par prêter de sa poche aux villageois.
Les tout premiers bénéficiaires de la « Grameen Bank », la « banque des pauvres » sont les femmes qui, en matière d’argent sont plus sérieuses. Curieux, non ? Et encore plus étonnant si on pense que cette méthode se développe principalement dans les sociétés musulmanes. Ainsi, cet homme tout sourire, misa sur les mères de foyer qui possèdent cet instinct de survie et cette force intérieure quand il s’agit de s’en sortir. En général, le micro-crédit, lorsqu’il passe par les femmes, amène des changements plus rapides que lorsqu’il passe par des hommes.
Ces mêmes femmes sont en majorité propriétaires de la banque… Je vous laisse réfléchir au fait que beaucoup de ces femmes n’avaient jamais touché d’argent liquide de leur vie…
Ces micro-prêts suffisent peu à peu à améliorer la vie des femmes et des enfants, et du foyer. Les femmes sont mieux traitées, les enfants vont à l’école, la santé s’améliore … Bilan : la Banque Grameen permet à un grand nombre de démunis, exclus du système bancaire traditionnel, de reconquérir leur dignité et de sortir de la pauvreté.
Bien sûr, certains vous diront que ces micro-crédits ne contribuent pas au développement économique des pays concernés. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Rien du tout. L’essence de développement passe tout d’abord par le bien-être social, par l’amélioration de la qualité de vie de ces populations qui tendent à se réaliser personnellement.
La Grameen Bank agit sur place et permet de changer les structures sociales de ces pays qui jusqu’à présent ne comptaient que sur la charité des pays industrialisés, qui se donnent bonne conscience mais qui n’encouragent pas les plus pauvres à prendre des initiatives.
L’économie mondiale se caractérise de nos jours par l’inégalité croissante entre les plus riches et les plus pauvres. D’après L’Express, 2,8 milliards d’individus, vit avec moins de deux dollars par jour. Un quart des habitants de notre planète vit dans la plus extrême pauvreté (moins de 1 dollar par jour). Si les tendances se poursuivent, d’ici 30 ans ces chiffres auront doublé…
C’est grâce à cet homme que la lueur d’un espoir de combattre la pauvreté un jour, de faire passer la misère au passé est un objectif réalisable.
On comprend ainsi pourquoi le prix nobel de la paix 2006 a été décerné à cet économiste bangladais, « prêteur d’espoir », connu comme « le banquiers des pauvres », et à la Grameen Bank fondée en 1976.
Les mauvaises langues n’ont qu’à se taire car les résultats sont là.
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Publicado en http://www.weeklyletter.com con fecha 2006-11-03 11:57:00 +0100
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Connaissiez-vous Mohammed Yunus et le système des mircro-crédits ?
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Pour moi, cet nouvelle est vraiment une nouvelle d’espoir. Je pense souvent que les règles qui font vivre notre société ne permettent pas que tout le monde jouisse du même niveau de vie. Le capitalisme est malheuresement trés “humain” parce que reconnaît que les gens veulent être chaque fois mieux, mais ça veut dire bloquer les options pour d’autres. Pour moi, c’est quelque chose qui est impossible de changer. Mais je vos Monsieur Yunus, qui arrive vraiment a combiner les deux choses, et je ne peux que penser autrement. Merci pour nous donner de l’espoir!
Mohammed Yunus est un véritable heros. Il nous montre qu’on peu changer le monde à partir de la iniciative d’un seul personne. Si on ne donne jamais une opportunité aux pauvres c’est impossible qu’ils sortent de la pauvreté. Et avec de la charité on ne fait pas de changement du monde, seulement on retarde les problèmes d’aujourd’hui pour demain.
Je pense que donner des micro-crédits aux femmes est un très bonne décision, parce que socialement les hommes ont beaucoup de possibilités pour dépenser de l’argent mais les femmes toujours dépensent son argent sur le bien-être de la famille.
Je trouve que c’est difficile d’avoir quelque chose à objecter au micro-crédits. Quelle est l’alternative pour le citoyen courant du tier monde ? Attendre les aides en provenance du premier monde ou des ONGs (je ne sais pas l’expression équivalente en français) ? Et, s’ils arrivent, je suis sûre qu’ils peuvent se complémenter parfaitement avec les micro-crédits, qui servent à satisfaire les besoins à court terme.
En plus, les micro-crédits provoquent l’implication très directe des gens, qui ne sentent pas qu’ils reçoivent la générosité des étrangers, mais qui doivent s’efforcer pour rembourser les prêts et, en échange, ils obtiennent le prochain prêt.
Je souhaiterais aussi que ce soit l’occasion pour que le monde musulman remarque les qualités et la valeur des femmes à propos du confort de la famille.
Conchi
Voilà qui me fait chaud au coeur de voir que les élèves réagissent à un article qui à mes yeux a beaucoup d’importance …
Comme vous le dites, d’un côté c’est un grand pas que de prêter à des personnes qui n’ont rien et qui, pour une fois, ne sont pas considérés comme des parias de la société !
D’un autre côté, j’ai trouvé très astucieux de faire confiance aux femmes dans un pays musulman … C’est une manière directe de mettre en avant la place des femmes dans la gestion du foyer …
Il fallait y penser et c’est exactement ce qu’à fait Mohammed Yunus.
Dans certains journaux, on critique cette initiative des micro-crédits car ce système ne participe pas au développement économique du pays… Chose à laquelle je dirai:
- “Messieurs les capitalistes, il ne sert à rien de mettre la charrue avant les boeufs!”
C’est avec une population motivée et dynamique que le développement économique démarrera …
Javier, ça fait plaisir de te lire à nouveau !
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur le système des micro-crédits, une élève, qui a vu un programme à la télé, m’a parlé de Ashoka, une association de micro-finances à Barcelone.
Pour en savoir plus:
Ashoka