
Imaginez une rue nue… Une rue sans marquage, sans feux tricolores, sans panneaux de limitation de vitesse, ou d’interdiction de stationner… Et associé à ceci, la phrase évoquée par certains spécialistes, en matière de circulation, « Moins de sécurité, c’est plus sûr »… Et voilà vous êtes dans une ville où la rue se partage à l’amiable.
Avec ces 13 500 habitants (à peu près), la ville de Bohmte à décidé, non sans peine, de se débarrasser de tous ses panneaux indicateurs pour réduire les accidents !
En clair, les trottoirs vont disparaître, et le goudron ou l’asphalte sera remplacé par des pavés. Automobilistes, chauffeurs, cyclistes, piétons, enfants à la poursuite de leur ballons et chiens vont se partager la rue selon les principes du « shared space », espace partagé ».
Hans Mondermann, expert néerlandais en circulation, mit au point ce principe. Il repose sur « la recherche du contact visuel. En l’absence de toute indication, les conducteurs ne savent plus ce qu’ils doivent faire. Sans cesse, sur le qui-vive, ils recherchent le contact direct avec les autres usagers de la route ». Adieu, donc, les coups de klaxons et les insultes au volant : les priorités de passage se céderaient naturellement par gestes pour laisser à un piéton âgé (ou pas) ou à un enfant le temps de traverser.
Ainsi, l’idée est de responsabiliser les usagers au lieu de leur imposer des règles. Cette philosophie radicale a déjà été testée dans plus de 100 communes néerlandaises, et le nombre d’accidents y a considérablement diminué.
Le paysage urbanistique du centre ville se réaménage … Enfin, là sans vouloir jouer sur les mots, je dirai plutôt « se déménage » !!! En effet, après tout le mal que nos chers gendarmes se sont donnés à mettre en place les régulations de tous les aspects de la circulation, voilà la dérégulation intelligente qui fait son chemin.
L’équation de la tranquillité des rues est la suivante :
Chaos = imprévisibilité = désarroi des motorisés = contact visuel indispensable = sécurité pour les circulations douces.
Mais… À y réfléchir, n’est-ce pas sur cette route que, peu à peu, l’on nous mène ? Ces dernières années vous avez bien vu que l’on cherche à éliminer, à remplacer les carrefours avec des feux par des giratoires ? Et là aussi, les accidents ont été réduits.
Pas de doute. Les expériences, jusqu’à présent sont très prometteuses. L’être humain et la convivialité sont le nouveau rond-point des rues nues…
Serait-ce un nouveau pari sur notre comportement en ville, sur le citoyen ?
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Publicado en http://www.weeklyletter.com con fecha 2008-02-05 17:07:00 +0100
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La rue parle, pas les panneaux. Quel est l’effet que le principe du « shared space » peut avoir en ville :
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L’absence des règles c’est une bonne idée, Elle nous oblige a penser!!
Les societés qu’elles pensent a notre nom nous privent des opportunités pour faire notres propres décisions.
L’existence des règles peut-être nous convertit en composants d’un système (comme quelques travails dans la production systématique). Nous devenons dociles, accommodants.
Les règles sont artificiels, imposés. Peut-être nécessaires (quelques règles bien sûr ils sont nécessaires). Pourquoi ? Parce que nous avons crée cette société, alors, nous devons créer les règles. C’est un cercle.
Mais, les règles nos séparent de la société. Au lieu de encourager ou augmenter notre relation avec la société. Elles gênent la nature humaine et la vraie interaction.
Avec les règles, la sensation est que tout va très bien, que quelq’une nous protégé. Nous ne devons pas de discerner. Avec les règles, l’intuition tombe en désuétude.
‘Shared space’ encourage le contact visuel, oui, et le contact humain aussi. Le contact humain est organique, naturel et nous oblige penser. Pas de légumes !! L’absence des règles nous oblige a intégrer, négocier et interagir avec les gens. Nous oblige être toujours sur le qui-vive, être au courant des risques.
Toutefois, la société est une jungle! Pas des règles peut-être est les débiles ils souffrent et les forts dominent. Sans les règles, les forts ils peuvent exploiter les débiles.
La idée de se débarrasser des règles c’est risquer, mais c’est aventureuse et nouveau (ici) et se partager de la société c’est un peu utopique … pas de gendarmes … pas de avocats !!!
C’est jolie!
Je suis sûr que si le texte ne dirait pas que ce système a été déjà testé en 100 villes hollandaises, il n’y aurait personne qui croirait que ça pourrait fonctionner. Même si la logique nous dit qu’il est beaucoup mieux, la peur et l’absence de confidance avec nos voisins font que nous préférons des régles.
Make it simple dit quelqu’un. Quelques fois il faut faire un long chemin pour arriver très prés.