
La Tecktonik, la dernière danse à la mode [que l’appelle aussi Electro Danse ou Vertigo], est un mélange de mouvements hip-hop et originaux, une danse désarticulée, qui se danse seul ou en groupe. Elle fait fureur partout en France, dans les boîtes de nuit et les salles de classe, dans les grandes villes et les banlieues, dans les rues et sur le web…
A quoi reconnaître un danseur de Tecktonik ? C’est très simple, il gigote, tel un pingouin poursuivi par des abeilles !
Lucky, 18 ans :
- « Tu fais des vagues avec ton corps. Tu bouges les bras, tu secoues les jambes. T’accélères. Tu ralentis. Tu te défoules. Ouhais c’est ça la Tecktonik ! »
Une nouvelle danse loufoque et MADE IN FRANCE.
Le look ? Il faut être habillé très fashion. Pantalons et tee-shirts ultra moulants, baskets montantes, accessoires fluo et coupes de cheveux futuristes qui associent nuque longue et crête iroquoise !C’est le retour du look des années 80 !
Cependant, le plus curieux dans cette tendance est qu’elle vient de la rue… Normalement c’est le contraire qui se produit en France : la culture passe d’abord par les hautes sphères ou les Universités avant d’arriver à la rue…
Rappelons que depuis le french cancan, la France n’avait pas fait parler d’elle avec une danse.
Vraiment très curieux cette danse… J’insiste !!!
D’après Vincent CESPEDES, un jeune philosophe de 34 ans spécialiste des cultures urbaines, cette tendance n’est autre que « le reflet d’une France conservatrice et narcissique qui pousse les jeunes à s’exhiber dans des vidéos tournées dans leur garage. Comble de l’ironie, la Tecktonik fait un tabac alors qu’on commémore les 40 ans de Mai 68. Or elle est le contraire de Mai 68. Elle valorise le contrôle de soi et le commerce. Et puis franchement, cette chorégraphie n’est pas terrible… »
Des questions pour réfléchir :
- Partagez-vous le point de vue radical de Vincent CESPEDES ? Pour lui, la jeunesse est prise en otage par les publicitaires et les commerçants de ce qu’était la seule rébellion de nos jours, c’est-à-dire pouvoir danser, s’éclater, faire l’amour. On a vraiment un chef de plomb qui s’écrase. Ce qu’on veut montrer comme image de la jeunesse, c’est une l’image d’une jeunesse qui ne se rebelle pas, l’image d’une jeunesse qui est obéissante. Or le but de la jeunesse, c’est quand même de contester ».SOURCE : Extrait de l’émission « sur les docks » de FRANCE CULTURE.
Rappelez-vous que le nom de cette danse vient de la marque qui porte le même nom …
Et vous quelle était votre style de danse pendant votre jeunesse ?
Source : www.courrierinternational.com
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Publicado en http://www.weeklyletter.com con fecha 2008-09-09 16:30:00 +0200
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