
Imaginez la situation déjà tendue, très tendue entre deux personnes, mari et femme, mari et mari ou encore femme et femme, tous ces couples qui un jour décidèrent de se marier ou de vivre en concubinage, n’ont plus qu’une seule idée (ou obsession) en tête : SE SÉPARER. Mais voilà économiquement, ce n’est plus possible … Et ils doivent parfois même supporter le retour au nid – « inattendu » – de leurs enfants adultes, qui avaient déjà pris leur envol avant d’être forcés à rentrer chez « papa-maman ». En effet, eux aussi, souffrent les conséquences de cette crise économique. Par exemple, ils ne peuvent plus payer leur loyer…
Bref, la crise économique réunirait paradoxalement les familles sous un même toit … de la paix !
Après des années de boom, l’Espagne semble accumuler les mauvaises nouvelles depuis des mois. Lisez les gros titres des journaux et vous ne retiendrez qu’une seule et même idée qui tourne à l’obsession chronique : il ne fait pas bon vivre en Espagne !
Le secteur de la construction est « en pause ». Le marché immobilier bloqué, les prix en berne, et le nombre de sollicitations de prêts au logement … en chute libre, mais les couples divorcent moins (frais de procédure, pensions alimentaires…) ! Curieux parallélisme, non ?
Sans vouloir accuser plus l’Espagne qu’un autre pays (car je pense que cette « crise » se produit dans plusieurs pays), on a constaté que le pic des demandes d’informations sur le divorce au retour des vacances d’été – lorsque les couples partent en vacances et doivent se supporter 24h/24h – a même diminué d’environ 30% ! C’est énorme, non ?
Et les jeunes Espagnols dans cette crise ?
Un pas en arrière, un grand pas en arrière pour eux, car comme nous le savons, traditionnellement, les jeunes Espagnols sont ceux qui mettent le plus longtemps à s’émanciper : 55 % des 18-34 ans vit encore chez ses parents… Bref, ceux qui sont encore chez « papa-maman » y reste et ceux qui n’y étaient plus, y reviennent !!! C’est la « CATA »-strophe !
Le retour au bercail parental est souvent motivé (dans le cas des jeunes) par des contrats trop souvent précaires, le chômage (qui touchait 12,3% des 18-34 ans au premier trimestre de 2008) et un salaire annuel de 14 000 euros, qui leur donne le nom de « Milleuristas », à comprendre par là, les « milles euros mensuels ».
Mais alors quelle est la véritable cause de la « crise financière et immobilière » ? Réside-t-elle dans les magouilles sans fin des hyènes de la finance ?
Ainsi quarante après la révolte de mai 1968, vingt ans bientôt après la chute du mur de Berlin, le monde entier est confronté à une triple crise : crise économique, crise politique avec la mort à petit feu de la démocratie, remplacée par la « dedocratie » ou mieux la « Mangercratie » chantait par Tiken Jah Fakoly et une crise de civilisation avec une activité humaine limitée dans le meilleur des cas et pour le plus grand nombre, au travail et à la consommation. Mais voilà ces trois crises … n’en font qu’une et conduisent la condition humaine vers une nouvelle ère.
NOUVEAUTÉ du CL : Le Petit Lexique !
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Publicado en http://www.weeklyletter.com con fecha 2008-10-30 09:00:00 +0100
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